Sexualités atypiques : kinky or not kinky ?

3–4 minutes

Comprendre le mot “kink”, ses origines, ses pratiques et… pourquoi il n’y a aucune honte à explorer sa sexualité.

D’où vient le terme “kink” ?

Le mot kink vient de l’anglais et signifie littéralement “torsion”, “nœud”, “courbure”.
Il apparaît au XIXᵉ siècle pour désigner quelque chose de “tordu”, “non conventionnel”.
À partir des années 1940–1950, il commence à être utilisé dans les communautés BDSM américaines pour parler de désirs ou pratiques sortant des normes sexuelles traditionnelles, sans jugement moral.

Aujourd’hui, “kink” est devenu un terme largement réapproprié, neutre et inclusif, pour désigner :

👉 des préférences sexuelles atypiques,
👉 qui ne relèvent pas du pathologique,
👉 et qui reposent sur le consentement, le plaisir, et la communication.

Quelle est la définition actuelle de “kink” ?

Un kink est toute pratique, fantasme ou préférence sexuelle qui sort d’un scénario “classique” (préliminaires + penetration). 

Autrement dit :
➡️ un kink n’est pas une déviance
➡️ un kink n’est pas une pathologie
➡️ un kink ne dit rien de la valeur morale ou relationnelle d’une personne

Les kinks font simplement partie de la diversité humaine des désirs.

Quelles pratiques rentrent dans les “kinks” ?

Il n’existe pas de liste exhaustive, mais on retrouve notamment :

🔗 Le BDSM et ses sous-pratiques

  • Bondage (dont le shibari)
  • Discipline
  • Domination / Soumission
  • Jeux de rôles de pouvoir
  • Sensory play (lumière, sons, toucher)
  • Impact play (fessées, paddles, cravaches)
  • Wax play (jeu de cire)

🧠 Le mental play

  • scénarios imaginaires
  • jeux psychologiques consensuels
  • contrôle ou privation (toujours dans le cadre du consentement négocié)

✨ Les fétichismes (consentis)

  • matières (cuir, latex…)
  • pieds
  • odeurs
  • objets symboliques (uniformes…)

🌈 Les pratiques queer, alternatives ou créatives

  • polysexualité / non-monogamies éthiques
  • sex toys non conventionnels
  • dynamiques non traditionnelles dans les relations

💫 Les pratiques sensorielles, émotionnelles ou énergétiques

  • tantra
  • breathplay dans les versions sécurisées
  • hugging therapy
  • jeux avec la lenteur ou l’intensité

Important :
Un kink n’est pas nécessairement extrême.
Certaines personnes n’ont aucun kink, d’autres en ont un seul, d’autres plusieurs — tout cela est normal.

Aucune honte à avoir : la sexualité n‘est pas bonne ou mauvaise

La sexualité est un espace de jeu, de connexion et d’exploration, tant que les bases sont là :
✔ consentement clair
✔ sécurité physique et émotionnelle
✔ communication avant, pendant et après
✔ respect mutuel

Il ne devrait pas y avoir de hiérarchie entre :

  • les sexualités « conventionnelles » (aussi nommées vanille, nous y reviendrons dans un autre article car c’est le thème de mon dernier ouvrage)
  • les sexualités “kinky” ou atypiques.

Elles coexistent.


On peut être 100 % vanilla, 100 % kinky, ou un mélange mouvant.
On peut évoluer, changer, tester, arrêter, recommencer.
Tout est fluide.

Ressources récentes : livres, podcasts et auteurs à connaître

📚 Livres

• “Axel de Sade – Les Kinks en pratique”
Un guide clair, moderne, éthique, très pédagogique. Parfait pour comprendre les bases et aller plus loin.

• “L’art du bondage » Stéphanie doe
La plupart des ouvrages récents sur le shibari sont visuels, centrés sur la sécurité, l’esthétique et la communication.

• “sexo queer” – Gwen ecalle et Morgane Beauvais
Un livre accessible, inclusif et riche, sur les sexualités queer, les plaisirs et la réappropriation de soi.

🎧 Podcasts

• “Les Kinks” – par Axel de Sade
Explorations, témoignages et décryptages concrets, sécuritaires et accessibles.

• “Quouïr” (par Arte Radio)
Sur les sexualités queer, atypiques, intimes, avec un regard tendre et respectueux.

• “Les couilles sur la table” – Victoire Tuaillon
Pas centré sur les kinks, mais propose des épisodes forts sur masculinités, corps et sexualité.

Conclusion : kinky, vanilla ou entre les deux… tout est légitime

La sexualité est un terrain d’exploration infini — pas un examen où il faut cocher les bonnes cases.


Ce qui compte réellement, c’est :

  • le plaisir partagé,
  • le lien,
  • la sécurité,
  • le respect des limites.

Que tu sois “kinky”, “not kinky”, ou “kinky parfois”, ce qui importe est la façon dont tu t’écoutes et comment tu communiques avec tes partenaires.

Si vous désirez en discuter avec un professionnel : les sexologues sont là pour ça ! Je vous reçois à partir de juillet 2026 à saint nazaire (44) ou en visio.